Running & Route — 04

Running & Route — Préparation Marathon de Paris 2027

Courir. Coder. +
Construire.

2 ans, 336 séances, 2 673 kilomètres. Pas d'illumination, pas de transformation spectaculaire — une discipline qu'on répète assez longtemps pour qu'elle devienne du caractère. Le run du matin, la commit du midi, le sprint du soir : trois verbes qui obéissent à la même règle. On documente, on mesure, on recommence. Sans romantiser.

Jonathan JODAR prépare le Marathon de Paris 2027. Cette section publie les stats hebdomadaires, les records personnels, les podcasts running écoutés et les articles de veille sportive.

MAI 2024 → OCT. 2026 · 2 ANS DE RUNNING FIG. 04 / 06
Stats & Records — 01

2 ans, en chiffres.

Données agrégées sur 24 mois — séances de sortie courte au demi-marathon, hors récup' & trail.

Séances
336
Mai 2024 → Oct. 2026
Distance cumulée
2 673km
Soit 63 marathons
Temps cumulé
233h
9 jours et 17 heures
Cadence moyenne
173spm
Steps per minute
Record · 5 km PB
21′ 18″
4′16″ / km · 29 mai 2025
Record · 10 km PB
47′ 37″
4′46″ / km · 24 nov. 2025
Record · Semi-marathon PB
1 h 50′ 53″
5′13″ / km · 16 mars 2025
Récit — 02

Pourquoi je cours.

Pas pour le chrono. Pour la machine derrière le chrono.

Lecture · 2 min

J'ai commencé à courir en mai 2024, au milieu d'une fracture. Vingt-trois ans de vie commune qui s'arrêtent. Une reconstruction qui commence. Le running n'était pas un projet sportif c'était le seul endroit de ma semaine où je pouvais avancer sans avoir à expliquer quoi que ce soit. Pas d'écran, pas d'interlocuteur, pas de question. Juste un effort à répéter, les yeux ouverts sur une route.

Les premières sorties étaient mauvaises. Lentes, essoufflées, sans rythme. Et c'est exactement ce qui m'a accroché : dans une période où tout demandait du sens, la course n'en demandait aucun. On sort, on court, on rentre. La fatigue efface une partie du bruit. On recommence le lendemain.

Courir n'a pas reconstruit grand-chose. Ça a maintenu le cap assez longtemps pour que le reste se remette en place.

Puis une rencontre. Une personne qui a changé l'angle de tout. Et le running, qui avait commencé comme un refuge, s'est retourné il est devenu un élan. Moins une cicatrice à garder, plus un rythme à nourrir.

Ce que la course m'a appris, c'est que la régularité est une forme de réponse à tout. Pas une solution — une posture. Tant que tu sors le matin, quelque chose tient. Le code de l'après-midi se range mieux. Les décisions se prennent plus clairement. La fatigue de fin de semaine n'est plus une raison d'arrêter — c'est juste une donnée.

Je n'écris pas ça pour faire de la douleur un argument. J'écris ça parce que les vraies raisons de courir sont rarement celles qu'on met dans sa bio d'application. Les miennes viennent de là.

Texte — Jonathan Jodar · Mai 2026
Écoute — 03

Ce qui tourne dans mes oreilles.

Quatre podcasts que j'écoute en boucle — sur la course, le cerveau, la discipline et la science de l'effort.

En

Endorphine — Running Addict

Le podcast running français qui fait l'interview de fond. Coureurs de tous niveaux, ambiance communautaire, sans se prendre trop au sérieux. Pour ne pas courir seul dans sa tête.

Running
Km

KM42 — Bertrand Soulier

Format long sur l'endurance — marathon, trail, ultra. Bertrand Soulier creuse la préparation mentale autant que physique. L'écoute idéale pour les sorties longues.

Endurance
Rm

RMC Running

L'actu running par RMC. Résultats de courses, interviews post-event, calendrier. Court, dense, sans fioritures — pour rester dans la boucle entre deux séances.

Actu
Ct

Campus Talk — Campus Coach

Le podcast entraînement de Campus Coach. Méthodes, plans, physiologie appliquée. Pour comprendre pourquoi on court vite — ou pourquoi on ne court pas encore assez vite.

Coaching
Écriture — 04

Running & neuroatypie.

Note longue ce que la course a appris à un cerveau qui ne tient pas en place.

Lecture · 2 min

Je me considère comme quelqu'un de tout à fait normal. Mais j'ai compris depuis quelques années que mon cerveau ne fonctionne pas comme celui de la plupart des gens les transitions sont plus difficiles, les zones d'hyperfocus plus intenses, la relation à la routine moins évidente. Neuroatypique. Profil hybride. Le terme est imparfait, mais il est juste.

Pendant deux ans, j'ai couru sans mesurer ce que ça faisait à ma tête. Je le sentais une clarté après la séance, un code plus propre le matin d'un run mais je n'avais pas mis de mots dessus. La vraie bascule, c'est la Corrida d'Illkirch. Décembre 2025. Mon deuxième semi-marathon. Un mur au kilomètre 14, un plan raté, un retour à pied. Et au lieu de lâcher, quelque chose a tenu. Deux ans de kilomètres avaient construit une force mentale sans que je la commande.

Ce n'est pas la discipline qui tient un cerveau atypique sur une ligne de départ. C'est une infrastructure construite en silence kilomètre après kilomètre, sans qu'on le remarque avant d'en avoir besoin.

En creusant, j'ai trouvé le gène NR3C1 le récepteur glucocorticoïde, impliqué dans la régulation du stress et la réponse au cortisol. Des études montrent que l'exercice aérobie régulier agit sur son expression par voie épigénétique. Mon cerveau se régulait sans que je lui demande. La course faisait une mise à jour silencieuse, kilomètre après kilomètre.

Ce qui change concrètement : après 45 minutes de course, je suis linéaire. Une pensée à la fois. Une tâche à la fois. L'hyperfocus qui peut être une force ou un chaos selon les jours devient dirigeable. Pas la méditation, pas une application, pas un protocole. Un effort physique répété, assez souvent, assez longtemps.

Je n'écris pas ça comme un témoignage de guérison. Mon cerveau est toujours le même bruyant, impatient, curieux de tout. Mais il a maintenant une fenêtre par jour où tout ça se met en veille. Une heure. Et cette heure change les autres.

Texte — Jonathan Jodar · Mai 2026
Méthode — 06

La méthode qui a tout changé.

Un livre, une question, et une règle non-négociable. Comment The One Thing a recâblé ma manière de coder, courir et construire.

Lecture · 2 min

J'ai découvert The One Thing en regardant une vidéo YouTube sur la productivité macOS. Un créateur — workflows, applications, le genre de contenu que les développeurs regardent en se disant qu'ils cherchent des gains de temps. Il a cité le livre de Gary Keller presque en passant. J'ai acheté le livre le lendemain. Fini avant la fin de la semaine.

Le livre tient en une seule question : « Quelle est la seule chose que je peux faire aujourd'hui qui rendra tout le reste plus facile ou inutile ? » Simple à lire. Difficile à vraiment appliquer parce qu'elle oblige à refuser des choses auxquelles on avait envie de dire oui.

Tu n'as pas besoin de plus de discipline. Tu as besoin d'avoir moins de choses qui demandent de la discipline.

En running, ça donne un seul objectif par cycle. Pas améliorer mon 10 km et augmenter le volume mensuel et préparer une distance plus longue en même temps. Une métrique. Une seule. Et la confusion des séances disparaît chaque sortie a une réponse claire.

En dev, même logique. Ma veille IA tourne autour d'un angle par mois pas "tout surveiller", mais comprendre un sujet en profondeur. Ce site existe parce que j'ai refusé de construire deux autres projets en parallèle. Ils attendent dans une note Apple. Certains reviendront, la plupart non.

Le piège du livre, c'est de croire qu'on l'applique parce qu'on a compris le concept. La vraie bascule arrive le jour où tu dis non à quelque chose d'intéressant pas mauvais, intéressant. Une opportunité, un side project, une bonne idée au mauvais moment. Ce refus-là, c'est là que la méthode commence à payer.

Texte — Jonathan Jodar · Mai 2026
Projet — 07

Un marathon.
Paris 2027.

42,195 km, un dimanche d'avril. Premier marathon — préparation documentée en public, séances clés, plans et ratés. Paris 2027 est la cible, mais d'autres rendez-vous existent dans cette fenêtre. L'essentiel : finir. Être sur la ligne.

Bientôt disponible
D-340·Avril 2027·Objectif finisher · < 4h